Qu’est ce qu’un spermogramme ?

Le spermogramme est un examen médical prescrit généralement dans le cadre d’un bilan d’infertilité d’un couple. Il permet d’analyser le sperme en comptant les spermatozoïdes puis en étudiant leur forme et leur vitalité. Le recueil du sperme s’effectue dans un laboratoire spécialisé par le biais d’une masturbation après une abstinence sexuelle de trois jours minimum. Il est conseillé de ne pas prendre de bain chaud pendant cette période précédant le recueil.

Qu’est ce qu’un spermogramme normal ?

Un spermogramme est considéré comme normal quand le volume de l’éjaculation est compris entre 2 et 5 ml et lorsque la concentration des spermatozoïdes est supérieure à 20 millions par ml. Une heure après le recueil, 50 à 60 % des spermatozoïdes doivent encore se déplacer, dont 25% rapidement. Normalement au moins un spermatozoïde sur deux doit être correctement formé. Quant au taux d’acidité du sperme dit PH, il doit être compris entre 7,2 et 7,8 pour être considéré comme normal.

Que peut révéler un spermogramme?

Un spermogramme peut révéler différentes anomalies qui peuvent être à l’origine d’une stérilité masculine. On parle ainsi d’oligospermie lorsque la concentration des spermatozoïdes est insuffisante, voir d’azoospermie lorsqu’il y a absence totale de spermatozoïdes. A ne pas confondre avec l’asthénospermie qui désigne l’insuffisance de mobilité des spermatozoïdes ou avec la tératospermie qui veut dire que plus de 50% des spermatozoïdes sont anormaux. Enfin, l’oligo-asthénospermie signifie que non seulement la concentration des spermatozoïdes est trop faible, mais qu’en plus, ils ne sont pas assez mobiles.

Examens complémentaires

Le spermogramme peut être complété par d’autres examens et notamment par des dosages hormonaux comme celui de la testostérone ou des hormones hypophysaires FSH et LH. Une échographie des voies génitales peut aussi être utile pour chercher une malformation ou la présence d’un obstacle des voies génitales. Enfin, le caryotype qui correspond à l’étude des chromosomes permet de rechercher une éventuelle anomalie génétique de l’homme.

Plusieurs spermogrammes peuvent être nécessaires.

Un seul spermogramme anormal ne suffit pas pour diagnostiquer une infertilité masculine. Les valeurs anormales doivent être retrouvées dans les mêmes proportions, au cours de deux ou trois spermogrammes réalisés à un mois d’intervalle, pour être considéré comme pathologique. Enfin, sachez que les critères varient d’un laboratoire à l’autre. Mieux vaut donc effectuer les contrôles s’ils sont nécessaires dans le même laboratoire.

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